Le préfet de la Seine Saint-Denis peut le faire !!! la preuve...

Publié le par Comité soutien Sara Camara

Le préfet de la Seine Saint-Denis 
peut le faire ! 
La preuve... 
il vient de confirmer la régularisation de cinq sans-papiers ...
Monsieur le Préfet, 
n'oubliez pas notre ami et collègue Sara Camara...
 
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Seine Saint Denis
LES PAVILLONS-SOUS-BOIS.
Premières régularisations 
pour les sans-papiers d'OSP
Marjorie Corcier

mardi 04 mars 2008 | Le Parisien

Le préfet a confirmé que cinq des neuf vigiles licenciés en 2006 par la société de sécurité auraient bientôt des titres de séjour.

APRES plusieurs mois de rumeurs, d'espoirs et d'incertitude, la nouvelle se confirme enfin. Cinq des neuf anciens vigiles de la société des Pavillons-sous-Bois OSP, licenciés entre mai et août 2006 sous prétexte qu'ils étaient sans papiers, seront bientôt régularisés. Deux d'entre eux ont déjà reçu leur carte de séjour et les régularisations sont « en cours » pour les trois autres, selon une lettre adressée par le préfet à la CGT.

« Nous avons mené une bagarre très active, les parrainages l'an dernier des sans-papiers par des personnalités ont fonctionné. Aujourd'hui, cette mobilisation a payé, sinon ils auraient tous été mis dans l'avion en août 2006 », confie Jocelyne Lesur, de l'union départementale CGT, au côté de ces salariés maliens depuis le début.

« C'est la fin de la peur au quotidien pour moi et ma famille »

Voilà bientôt deux ans que ces anciens employés se battent. Leur société de sécurité, privée à la suite de cette affaire de son agrément préfectoral, avait déposé le bilan. Le gérant a été condamné en mai 2007 par le tribunal correctionnel pour plusieurs infractions à la législation du travail. Entre-temps, l'un d'eux, Souleymane Bagayoko, a été expulsé en août 2006 vers le Mali. Côté prud'hommes, les plaignants, qui estiment que leur patron savait dès leur embauche qu'ils étaient en situation irrégulière, espèrent décrocher des dommages et intérêts pour licenciement abusif.

Pour Issouf Sow, 33 ans, premier à avoir été régularisé, c'est une nouvelle vie qui commence « après dix-huit mois sans travail ni logement, avec toutes les galères du monde et les humiliations », soupire-t-il. En France depuis 2001 et papa d'un bébé de 4 mois, il vient d'être embauché en CDI comme vigile à
Bobigny. « C'est un nouveau vent qui souffle et surtout la fin de la peur au quotidien pour moi et ma famille », sourit-il. Il repense à ses moments de doute. « On s'est toujours soutenus entre nous, cela a créé des liens très forts. Nous sommes devenus une famille », poursuit-il avec émotion.

Jocelyne Lesur reste confiante sur le sort des trois autres ex-salariés d'OSP dont les dossiers sont encore en stand-by. « Il nous manque des promesses d'embauche et nous faisons le maximum pour rencontrer des employeurs », explique-t-elle. Enfin, la militante espère aussi faire revenir Souleymane Bagayoko en France « en faisant valoir le regroupement familial ».

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